DYNAMIQUE DE GROUPE

DÉFINITION
Le mot "dynamique" vient d'une racine grecque "dunamis" qui signifie faire mouvement.
-   Pris comme adjectif, il désigne quelque chose de relatif aux forces.
-  Pris comme nom, il a un aspect socio-psychologique. C'est une notion qui s'appuie sur la prise de conscience de différents processus en formation et d'évolution d'un groupe et des interactions entre membres. En termes plus simples, elle étudie comment un groupe naît, évolue, fonctionne, en repérant les énergies qui concourent au différentes étapes de sa vie.

CARACTÉRISTIQUES D'UN GROUPE
Un certain nombre de critères est nécessaire pour qu'il y ait groupe. Il s'agit entre autres des éléments ci-après:
-    Un but: c'est-à-dire le point visé par les membres du groupe (cf. Connaissance du C.B.E.);
-    Des objectifs: étapes ponctuelles proposées pour arriver au but;
-    Une stratégie : ensemble d'actions coordonnées, de manoeuvres à mettre en marche pour atteindre l'objectif;
-    Une tactique: ensemble de moyens utilisés pour obtenir le résultat escompté.

Pour qu'on parle de groupe, il faut aussi une structure (implicite ou explicite) c'est-à-dire une organisation bien définie, avec une hiérarchie bien précise (sommet, base, liens entre les deux). La structure permet au groupe de s'adapter aux conditions nouvelles qui se créent. Elle est facteur de sécurité pour le groupe, de confiance en l'avenir et de coordination.
Enfin, il faut noter que plus la structure est claire et connue, plus le fonctionnement du groupe est meilleur (cf partie Connaissance du C.B.E., pour le cas précis de notre groupe).
La vie d'un groupe (le C.B.E. n'y échappe pas), est énormément influencée par certains facteurs. La dynamique de groupe correspond à l'animation du groupe.


LES FACTEURS INFLUENÇANT LA VIE DU GROUPE

Il est retenu ici le triple phénomène cohésion-conformisme-déviationnisme, les changements et la résistance aux changements, et enfin, le leadership et l'affectivité.
 
1. LA COHÉSION - LE CONFORMISME - LE DÉVIATIONNIS

1.1. LA COHÉSION
C'est l'ensemble des forces qui concourent au maintien de l'ensemble membres au groupe pour résister aux facteurs de division; elle est liée aux facteurs sociaffectifs.
Pour le C.B.E., ses buts, ses principes organisationnels qui le distinguent d'autres groupes de la Jeunesse, assurent le maintien de ses membres.

1.2. LE CONFORMISME
C'est le phénomène de la vie du groupe qui se traduit par l'émergence de non ou de modèles collectifs spécifiques au groupe. Il est lié à la cohésion.
Lorsque celle-ci est faite, le groupe a une certaine manière de penser, réfléchir, de parler, et même d'agir conformément à sa vision qui découle de ses texts laquelle le caractérise, voire l'identifie, d'où le conformisme. Ainsi, le C.B.E. a une réalité particulière, qui lui confère sa stabilité, tenant à des règles bien établies. (cf. Orientation, méthodes de travail).

1.3. LE DÉVIATIONNISME
Phénomène contraire au conformisme, le déviationnisme est une anomalie q intervient dans un groupe cohérent. Au niveau du C.B.E., il peut être illustré par tentative de création du Cercle Biblique des Aînés (C.B.A), la transformation des ses sections en groupes de chants ...

2. LES CHANGEMENTS ET LES RÉSISTANCES AUX CHANGEMENTS
Les changements sont importants dans la vie d'un groupe et inhérents à évolution. Seulement, ils ne sont pas toujours acceptés dans le groupe. Le responsable du C.B.E. doit savoir que tout changement rencontre généralement des résistances et il doit prendre en conséquence certaines précautions pour introduire des innovations et d'éviter les cassures. Les changements doivent se faire de manière à conserver au groupe son identité.

2.1. LE LEADERSIHP OU L'ART DE DIRIGER
Le rôle du responsable est un facteur extrêmement important dans la vie du groupe. Le responsable au C.B.E. doit se conformer aux règles du groupe, et s'inspirer des Saintes Écritures. Il doit être un chef démocratique, clairvoyant, sachant associer les autres à la préparation et à l'application des décisions, évitant ainsi d'agir par intrigue ou par des méthodes occultes. Il doit aussi éviter d'être un chef de type laxiste (c'est-à-dire qui laisse faire, qui a une attitude démissionnaire) ou purement traditionnel ou charismatique. L'autoritarisme est à proscrire au sein du groupe. (cf. Qualités morales et professionnelles du responsable).

2.2. L'AFFECTIVITÉ ET LES LIENS COLLECTIFS DANS LA VIE DU GROUPE
L'affectivité est l'ensemble des relations (actions ou réactions) interpersonnelles, des motivations qui amènent les gens à appartenir à tel groupe plutôt qu'à tel autre.
Ces motivations s'expliquent par deux facteurs principaux :

•    le désir de voir satisfaire un besoin;
•    l'identification, c'est-à-dire la volonté d'être quelqu'un; les gens adhèrent à un groupe dans le but de s'affirmer ou parce qu'ils ont tendance à voir dans les autres des modèles à suivre ou à ne pas        suivre.

Ceci nous amène à examiner les fonctions d'un groupe.


LES FONCTIONS D'UN GROUPE
Elles sont multiples. Cependant, il ne sera présenté ici que les principales.

1. LA FONCTION ÉDUCATIVE
Le groupe apporte un complément d'éducation à ses membres. Mai: contrairement à l'éducation familiale, scolaire et universitaire qui se font pratiquement sens unique, celle du groupe permet à chacun d'apprendre auprès des autres et à tous 0 mettre en commun la somme de leurs connaissances. Pour cela, les relations doivent êtr plus souples et plus libres qu'à la maison ou à l'école.

2. LA FONCTION D'ADAPTATION ET L'INTERPRÉTATION DU MILIEU ENVIRONNANT
Le responsable au C.B.E. doit savoir que l'individu a tendance à être attiré par milieu le plus proche de son âge, de sa mentalité ... Aussi, doit-il faciliter ces deux aspecl au sein du groupe, ce qui évitera entre autres le conflit de générations.

3. LA FONCTION "ORTHOPÉDIQUE"
Le groupe assure la régulation de la vie, c'est-à-dire le devoir de soigner le différents malaises qui s'y manifestent, ou engendrés par son environnement.

4. LA FONCTION CRITIQUE
Le groupe a aussi la mission de former, de développer un esprit critique chez se membres, un esprit d'appréciation de tout ce qui se présente à eux. C'est ce qui expliqll en partie le choix du principe de la critique et de l'autocritique adopté au C.B.E.

5. LA FONCTION "RÉCRÉATIVE"
Elle est liée aux activités annexes - cas du chant, du théâtre, du sport, etc.
La dynamique de groupe permet à celui-ci d'apporter les réponses nécessaires un certain nombre de problèmes, du fait des interactions, des éléments le composant af[ de maintenir la cohésion et l'équilibre (homéotasie).


ANIMATION
"Animer" c'est donner la vie, une âme, un esprit à un groupe et le maintenir. C'est permettre à un groupe d'évoluer, de progresser, de s'épanouir.
Qu'est-ce qu'un animateur, quel est son rôle, quelles sont ses fonctions? 

1. L'ANIMATEUR
L'animateur est un responsable qui fait vivre et dynamise son groupe. C'est la personne qui aide le groupe à cheminer sur la voie de son orientation. Le concept "animateur" tend à englober tous ceux qui, dans un but éducatif ou culturel, sont en contact avec des groupes ou des personnes. Pris dans ce sens, ce terme désigne donc l'ensemble de tous ceux qui, à quelque niveau que ce soit, jouent un rôle dans l'évolution du groupe, principalement les responsables de sections et de sous-sections, les chefs de zones et de groupes de travail, les dirigeants de chants, les officiants ...

L'animateur n'est pas un "chef de file" ni un "agent récupérateur" ou un agent "manipulateur" ni encore moins un martyr, ou une sorte "d'idéaliste déconnecté."
Toutefois, "n'est pas animateur qui le veut." Diriger est un don. L'apôtre Paul le souligne dans 1 Cor. 12 : 28. L'animateur d'un groupe doit posséder des aptitudes personnelles et acquérir certaines attitudes et certains comportements. 


APTITUDES, ATTITUDES ET COMPORTEMENTS DE L'ANIMATEUR

1. LES QUALITÉS PERSONNELLES (cf. : le responsable) : La lucidité SUl soi-même, sur ses potentialités, ses virtualités.
Il est important que l'animateur se connaisse bien, tant sur le plan physique que sur celui du caractère, des motivations et du savoir technique. Il doit être objectif et avoil une vision réaliste des événements, des comportements et des personnes.

1.1. L'ACCEPTATION DE SOI ET DES AUTRES
L'acceptation inconditionnelle des autres constitue la base de toute action de l'animation. Cependant, l'animateur doit d'abord s'accepter tel qu'il est, tout en essayanl de connaître ses déficiences, ses failles ou ses manquements afin de les combler progressivement.
L'animateur doit être respectueux vis-à-vis des membres du groupe et de leUTI idées. Il doit donc être ouvert aux relations, avoir le sens des rencontres, des contacts el des échanges profonds.

1.2. UNE CAPACITÉ A VIVRE EN COLLECTIVITÉ
Une inaptitude à observer les contraintes inévitables de toute vie communautaire constitue une incompatibilité avec les fonctions d'animateur. Aussi l'animateur doit-il par exemple être disposé à écouter, parce que persuadé que le groupe renferme des richesses qu'il peut exploiter.

1.3. LA FACULTÉ D'ADAPTATION
Le sens de l'adaptation et la plasticité (ne pas être rigide) dans les comportements permettent à l'animateur de répondre à des imprévus et de réajuster constamment ce qui a été projeté ou même programmé.

1.4. LA CRÉATIVITÉ
L'animateur doit faire preuve d'imagination et d'esprit de créativité. Au C.B.E., l'animateur doit être uni à Dieu, dans la prière et la lecture de la Bible; il est un instrument au service de l'Esprit-Saint.


2. LES SAVOIR-FAIRE A ACQUÉRIR
Un don se cultive. Il importe donc que l'animateur apprenne certaines techniques, certains savoir-faire.

2.1. SAVOIR OBSERVER ET ANALYSER
L'animateur doit faire preuve d'esprit critique positif ou constructif D'où l'intérêt d'acquérir des "outils d'analyse" et de s'entraîner à détecter et à "démontrer" ce qui mine le groupe à tous les niveaux. Ces observations serviront de base aux évaluations.

2.2. SAVOIR EFFECTUER DES SYNTHÈSES RÉELLES
C'est-à-dire savoir faire le lien entre des événements, des paroles, des comportements vécus à différents moments ; pouvoir les rassembler pour définir des idées, des états d'esprit, des phénomènes, des conclusions.

2.3. SAVOIR S'EXPRIMER VERBALEMENT ET PAR ÉCRIT
L'expression orale est le moyen privilégié de transmettre ou de communiquer ce que l'on ressent ou ce que l'on pense. D'où son importance pour l'animateur.
L'animateur est aussi amené à élaborer des rapports, rédiger des textes. Ce qui nécessite des aptitudes au niveau de l'expression écrite.

2.4. ACQUÉRIR LES TECHNIQUES DE BASE
Ceci est une nécessité absolue parce que ces techniques constituent les supports normaux de toute animation. Elles sont nombreuses. On peut en relever quelques unes au C.B.E.
-   les activités musicales, le chant, les rythmes ... ;
-   l'expression gestuelle et corporelle, les mimes et la communication non verbale;
-   l'initiation aux activités théâtrales: les jeux dramatiques, l'élaboration de sketches ... ;

-   le plein air: excursions, randonnées ... ;

-   les techniques audiovisuelles, affiches, photos, montage, audiovisuels, expositions, diapositives ... ;
-   Les ateliers d'activités manuelles: peinture, décoration des locaux dessin, modelage vannerie, sérigraphie, artisanat élémentaire, etc. ;

-   les techniques fondamentales en ce qui concerne les réunions et le discussions (cf Direction d'une réunion) ;

-   les activités physiques: pratique des sports ;

-   la découverte du milieu et le contact avec les habitants (esprit d'ouverture) ;

-   l'expression verbale.

Coordonner les activités: C'est-à-dire assumer le "leadership" (cf. Dynamique du groupe) :

•    Apprendre à gérer et à administrer des activités;

•    S'entraîner aux travaux d'administration, (secrétariat, comptabilité, intendance économat, gestion budgétaire) ;

•    Connaître les institutions.

L'animateur doit maîtriser les textes et connaître parfaitement les structures dl groupe et de l'Église Évangélique du Congo.

Ainsi, la tâche d'animateur nécessite une formation, car elle est délicate de la réussite ou de son échec, dépend l'avenir (glorieux ou sombre) du groupe.


RÔLE ET FONCTIONS DE L'ANIMATEUR
L'animation est une tâche difficile. Elle ne s'improvise pas. Aussi, rien ne doit être négligé.

1. LE RÔLE
Animer c'est arriver à ce que les membres eux-mêmes donnent vie à leur groupe et participent activement à ses réalisations et à ses projets. Dans ce sens, le rôle de l'animateur consiste à faciliter et à favoriser au maximum tout ce qui va permettre aux membres de s'impliquer, de s'engager (corps et âme) et faire vivre leur groupe.
Pour ce faire, il importe que les membres soient essentiellement actifs et non pas inertes. ils ont ainsi le devoir d'aider l'animateur, de faciliter sa tâche.

2. LES FONCTIONS
Les fonctions de l'animateur sont multiples (cf: conduite d'une réunion). On peut les résumer par ces quelques mots :
organiser, produire, réguler et élucider. Cela veut dire:

-    observer ce qui se passe, c'est-à-dire ce qui se dit, mais aussi ce qui est vécu (attitudes et comportements des membres) ;
-    donner à chacun la possibilité et les moyens de s'exprimer;
-    faire préciser, reformuler certaines pensées confuses ou mal exprimées;
-    aider le groupe à créer;
-    évaluer.

ÉVALUATION
L'évaluation constitue pour un groupe, l'unique moyen de se situer, de "positionner" comme on dit, par rapport à ses objectifs,. et pour juger de l'opportunité de la valeur des moyens qu'il utilise ..
Tout responsable, tout animateur doit en principe y accorder une grande place. doit être capable de reconnaître de manière positive que les individus formés répond au modèle proposé ou souhaité.
En conclusion, la réussite de l'animatioil d'un groupe dépend de plusie éléments; entre autres la qualité de l'équipe dirigeante, l'adéquation des structur d'animation, l'adéquation des activités proposées par rapport aux besoins des membres l'adaptation à l'environnement et à la société. 


DIRECTION ET TECHNIQUES D'ANIMATION D'UNE RÉUNION
Les réunions constituent des moments fondamentaux pour un groupe comme le C.B.E. Les différents types des réunions du C.B.E. ont été présentés plus haut. Ici il est question de donner quelques lignes maîtresses de la manière de les conduire. L'animateur ou le conducteur d'une réunion doit, en effet, maîtriser certaines règles et techniques favorisant la participation de tous.

1. RÈGLES GÉNÉRALES
Malgré la multiplicité et la variété de nos réunions, les règles ci-après peuvent s'appliquer à la conduite de chacune d'entre elles.

1. LA PRÉPARATION D'UNE RÉUNION
Toute réunion doit être préparée par le promoteur (un individu ou une structure), sinon elle aboutira à un échec. La préparation concerne essentiellement les points suivants:

1.1. LA DÉFINITION DE L'OBJET DE LA RÉUNION
L'animateur doit donner aux participants une information précise sur ce qui les réunit. Ce qui permettra aux participants et au(x) dirigeantes) de bien s'orienter. En outre, l'animateur réunira la documentation nécessaire pour déterminer l'ordre du jour.

1.2. L'ORDRE DU JOUR
L'ordre du jour de la réunion ou "menu" de la réunion est l'énoncé de celle-ci; il découle de son objet. Il commence en principe après l'introduction ("petit culte" avec méditation, parole d'usage, contrôle de présences, adoption de l'ordre du jour), par la "lecture du Procès- Verbal" de la dernière séance.
L'ordre du jour se termine par les "divers" s'il y en a, qui sont inscrits avant & adoption. On concluera la séance par les remerciements et la prière de la fin.

1.3. LE CHOIX DU LIEU ET DE L'HORAIRE DE LA RÉUNION
Il dépend de trois principaux facteurs:
-    les structures d'accueil (disponibles) ;
-    la situation géographique des participants;
-    leur disponibilité.
Il est bon de tenir compte de ces facteurs pour fixer le lieu et l'horaire de réunion.

1.4. LA CONVOCATION
Il convient de convoquer les membres devant participer à une réunion dans délai raisonnable, afin que ceux-ci prennent leurs dispositions. Il est souhaitable que convocation soit écrite et porte l'ordre du jour de la réunion ou tout au moins son objet.
Dans certains cas comme l'Assemblée des Délégués, les dossiers ou documents relatifs à la réunion doivent être envoyés ou signalés en avance.
La prière est aussi importante dans la préparation d'une réunion. Quoi que n~ fassions, confions-le à l'Éternel, gage de notre réussite; ainsi lui-même sera le véritat conducteur de la réunion. 


2. LA DIRECTION D'UNE RÉUNION
Diriger c'est prévoir. Par ailleurs, diriger ne veut pas dire imposer ou dicter; c'est plutôt amener les participants à atteindre d'une façon harmonieuse les objectifs de réunion.
Ceci n'exclut pas qu'au cours de la réunion les contradictions, les divergences points de vue et même des tensions puissent se manifester. Il revient alors au dirigeant de les surmonter. Il doit user de certaines règles.

2.1. L'ACCUEIL
Le dirigeant doit dès le début faire naître le sentiment d'une famille au sein des membres. Cette phase d'accueil, de la prise de contact, est très importante; car de la qualité de ce moment dépendra le sentiment de bien-être ou de malaise des participants. L'animateur y joue un rôle essentiel en coordonnant cet accueil discrètement, avec beaucoup de tact et de chaleur humaine. L'accueil consiste en la présentation des participants. L'animateur doit donc être à l'heure, si possible avant les autres à la réunion. Il laissera pour la réussite de l'accueil, du temps aux participants pour qu'ils puissent faire connaissance. Quand les groupes sont restreints, il est préférable de disposer les membres en cercle, en ovale ou en rectangle.

2.2. RÔLES ET FONCTIONS DE L'ANIMATEUR
2.2.1. Ce que l'animateur doit éviter de faire
-    porter des jugements de valeur sur des opinions ou sur les personnes;
-    introduire des préoccupations marginales au thème choisi;
-    faire une synthèse précoce.

2.2.2. Ce qu'il doit faire
-    rester suffisamment neutre au niveau du contenu;
-    être suffisamment ferme sur les procédures et la forme;
-    savoir écouter et rassembler les apports des uns et des autres.

Ainsi ses fonctions se résument à ceci :
• Fonction d'organisation ou de facilitation
Elle consiste à amener les personnes invitées à "participer" aux débats, à "prendre part" à la discussion, c'est-à-dire à rendre convenablement. C'est l'une des tâches les plus difficiles de l'animateur, car souvent, la plupart des présents à la réunion "assistent" mais ne participent pas. Or la participation est le facteur essentiel de "fécondité" d'une réunion.

Pour bien mener cette fonction, l'animateur doit:
-    préciser (ou faire préciser) l'objectif;
-    structurer le débat (temps, modalités, procédures appropriées) ;
-    faciliter les échanges d'opinions et donner aux différents points de vu une chance égale d'être pesés et examinés par le groupe ;
-    canaliser, maintenir la discussion sur l'objectif;
-    inviter les membres à s'exprimer, solliciter la participation, limiter I( débordements;
-    reformuler, faire préciser, clarifier le sens des diverses intervention faire le point (résumés et synthèses partiels) au fur et à mesure de progrès de la discussion, et élargir le rythme;
-    dédramatiser et dégager le contenu intellectuel de la discussion de tot excès d'émotivité et de passion;
-    amener le groupe à cerner au mIeux ses conclusions (constat, synth~ prise de décision) ;
-    rechercher l'accord de tous, un consensus (en reconnaissant I~ différences) sur une conclusion possible.

*   Fonction de production
Elle consiste à imprimer un mode de comportement pour tous. Elle permet à tOŒ et à chacun de livrer les informations qu'ils détiennent, amène les participants à agir [ maximum de leurs compétences.
L'animateur ne doit pas abuser de sa position pour faire passer ses opinio~ personnelles, quand il apporte des informations. Il doit faciliter l'expression des apporr de chacun et les recueillir, car les idées du groupe (dans une réunion bien conduite efficace) ne sont pas les idées imposées par une personnalité dominante ou auxquelles on se rallie, mais des idées originales et nouvelles, nées de la confrontation et de l'opposition des points de vue personnels.

*   Fonction de régulation et d'élucidation
Cette fonction favorise la cohésion dans le groupe et stimule la progression des participants vers le but, en évitant les contradictions violentes entre les participants, et la création des sous-commissions ou des sous-groupes compétitifs.

Pour cela, l'animateur doit:
-    sentir ce qui se passe dans le groupe au niveau du climat, des relations interpersonnelles, des émotions, au niveau affectif;
-    se faire l'écho des sentiments ressentis par le groupe ;
-    concilier les points de vue, s'attacher à réduire les tensions, susciter les rapprochements. 


4.4.    QUELQUES TERMES ET EXPRESSIONS COURANTS DANS LES RÉUNIONS DU C.B.E.
L'animateur d'une réunion du C.B.E. doit maîtriser certains termes et expressions nécessaires utilisés assez souvent (surtout aux AG.) : motion, mise au point, vote de confiance, résolutions, recommandations ...

3.1. LA MOTION
C'est une priorité de parole demandée pour faire avancer les travaux d'une réunion, bloqués pour une raison quelconque. La motion peut avoir pour but d'arrêter un climat non satisfaisant dans une réunion. On peut parler de :
-    motion de procédure, lorsque la procédure initialement adoptée n'est pas respectée;
-    motion d'ordre; c'est un rappel à l'ordre.

L'objet d'une motion peut être accepté ou rejeté par le présidium selon les cas.

3.2. LA MISE AU POINT OU LE POINT D'INFORMATION
Si pour un sujet donné, quelqu'un possède des informations pouvant aider ( contredire un intervenant (ce qui dans les deux cas fait avancer les débats), il pe demander la parole pour une mise au point ou un point d'information.

3.3. LE VOTE DE CONFIANCE
Quand un bureau a commis une faute grave et refuse par exemple de faire son autocritique, on ne le démet pas automatiquement. Il faut d'abord procéder à un vote confiance pour voir si c'est la majorité qui le désapprouve. Si le vote est favorable bureau, il est maintenu et ne fait pas son autocritique. Le vote de confiance se fait lorsqu'il y a une contradiction déclarée contre tout ou partie du bureau.

3.4 LES RÉSOLUTIONS
Une résolution est une décision prise par l'assemblée générale et qui doit êt appliquée par tous. La non observation d'une résolution entraîne des sanctions.

3.5. LES RECOMMANDATIONS
Une recommandation est aussi une décision de l'assemblée générale. Ma contrairement à une résolution, elle ne revêt pas un caractère impératif ou obligatoin Cependant elle reste souhaitable pour la bonne marche du groupe.

4. QUELQUES CONSEILS PRATIQUES
* Lorsqu'on a à faire à des bavards : il faut résumer ce qu'ils ont dit pour rendre leur discours compréhensible à tous. Il convient, avant le début d'une réunion de rappeler un certain nombre de principes: la concision, la précision dans les propos.
* Lorsqu'on a à faire à des discrets: c'est-à-dire à des gens réservés, l'animate, doit les attirer dans la discussion, en mettant en valeur ce qu'ils viennent dire (même si ce n'est pas très important) et même en exagérant s'il le faut.
* Lorsqu'on a à faire à des susceptibles (personnes très sensibles dans leur amour-propre) : il faut leur venir en aide et les encourager. Mais, au cours d'un entretien privé, il faut les mettre en garde contre leur susceptibilité.


QUELQUES TECHNIQUES D'ANIMATION DE RÉUNION
Du fait que les groupes ne sont jamais identiques, il n'y a pas de recettes d'animation susceptibles de produire les mêmes effets toujours et partout. Les techniques exposées ci-dessous sont celles régulièrement utilisées ailleurs qu'au C.B.E. Toutefois, il faut noter que chaque technique est susceptible de bien des variantes, selon l'expérience de l'animateur, son projet pédagogique et le contexte dans lequel il se trouve. A chaque animateur donc de construire ses outils et de les améliorer au fil de son expérience.

1. ANIMER UN GROUPE NUMÉRIQUEMENT IMPORTANT

1.1. FAIRE PARTICIPER L'AUDITOIRE
Il arrive très souvent qu'après une conférence, un exposé, un discours d'information, un conducteur de réunion ait l'intention d'instituer un débat, de répondre à des questions ou de provoquer la participation des auditeurs à une discussion (tout comme il arrive aussi que toute la réunion soit prévue comme une discussion). Pour faire participer l'auditoire, l'animateur peut procéder par les techniqui suivantes:

* Le feed-back ou information en retour. Cette méthode consiste, entre autres, évaluer (par le conférencier) l'intérêt pris par le public, le degré d'intelligibilité du contenu, le degré d'assimilation des idées, etc., surtout si les buts l'exposé sont pédagogiques (c'est-à-dire enseignent quelque chose). Le feed-back permet normalement d'ajuster ou de rectifier, d'élargir, d'approfondir l'information, et aussi d'éviter l'installation (ou la prolongation) de passive de réception pour inaugurer une phase active de participation, plus formative que la précédente.

* La quête de questions : Ce procédé, différent de la méthode interrogatil consiste à demander au public si quelqu'un désire poser des questions utile après un exposé qui appartient au genre "leçon". Il convient parfaitement à public restreint composé de personnes compétentes. On peut cependa: l'appliquer avec succès à un groupe moyen (de 50 à 500 personnes environ dans certaines conditions (l'utilisation des procédés de remplacement Cf. dessous pour éviter l'inefficacité de la méthode) :
   
-    premier procédé de remplacement : Avoir un animateur-rela (différent du conférencier). Son rôle sera de recueillir les questions public. Après chaque question, il en fait une reformulation pour êtr sûr qu'il ne trahit pas la pensée du questionneur, l'écrit puis demande une autre question, etc. Il ne répond à aucune et il n'en refuse aucune, Il accueille avec la même neutralité toutes les questions aussi saugrenues qu'elles soient.
Puis, les questions étant épuisées du côté du public, il les classe par thèmes par catégories, formule les points successifs ainsi définis grâce à une rapide analyse du contenu et véritable relais, pose à son tour au conférencier les questions (en nomoc réduit grâce à ce procédé) qui sont celles du public.

-    deuxième procédé: Même forme générale que le premier, mais les questions sont écrites par les personnes qui dans le public, désirent 1 poser. Ce procédé est un peu plus long parce qu'il nécessite une petite organisation supplémentaire (distribution puis ramassage de petit papiers dans le public, lecture à haute voix des questions par le ramasseurs au fur et à mesure, mais sans qu'on puisse repérer qui, dans la salle, vient de poser la question. On attendra pour cela d'avoir 5 ou 6 papiers, qu'on mêlera avant de les lire). Ensuite l'animateur-relais collectionne les questions qu'il pose, en procédant comme précédemment, au conférencier.
Inconvénient du procédé : Cela prend du temps et demande une organisation supplémentaire.

Avantage : L'anonymat favorise la libre expression et il se crée une animation plus générale dans la salle. L'audition des premières questions suscite d'autres questions. Le groupe entier participe davantage.

* la méthode interrogative : Elle consiste essentiellement à situer la phase des questions avant l'exposé ou la conférence.
Elle a pour but "d'échauffer" les auditeurs sur un thème de recherche, de donner au groupe le besoin et le désir des connaissances et des informations qui lui seront proposées, c'est-à-dire de le "motiver", afin que l'exposé ou la conférence apporte les éclaircissements attendus.

Trois conditions préalables doivent être réunies pour que la méthode réussisse; il faut que:
-    le groupe soit plus nombreux (30 à 80 personnes environ);
-    les auditeurs aient déjà des "bases" ou des connaissances suffisantes sur le thème de l'exposé;
-    le conférencier soit un spécialiste dont le public (déjà informé d'une manière générale) attend des précisions, des nouveautés, des réponses.

La méthode interrogative, spécifiquement pédagogique, se développe en quatre phases dont la dernière est la conférence ou l'exposé proprement dit.

Phase 1 : Le conférencier-pédagogue définit clairement les rôles ainsi que le mode de participation des auditeurs-élèves en exposant la méthode dont il va se servir et explique le principe des questions préalables.
Phase 2 : Le conférencier-pédagogue expose la problématique du sujet qu'il propose de traiter. Pour ce faire, il expose ou rappelle les informations de base et e formule les grandes questions.
Phase 3 : Travail du groupe, soit en interview de groupe effectuée par conférencier, soit en petits groupes de 6 ou 7, avec rapport par groupe afin de découvrir

-    les informations qui manquent pour que les problèmes puissent êt résolus;
-    les possibles réponses à la problématique;
-    quelles hypothèses peuvent être faites sur les réponses aux question posées.

Cette phase dure 30 à 90 minutes.

Phase 4 : Le conférencier fait son exposé de synthèse, donne ses informations et ses réponses à la problématique du sujet annoncé.
Cette méthode a un impact beaucoup plus marquant sur les auditeurs que méthode traditionnelle.


1.2. L'ANIMATION DIRECTE ACTIVE

1.2.1. Le "panel-discussion"
1.2.1.1. Description
Le mot anglais "panel" se traduit en français par "jury" ou "commission". dit petit groupe de personnes (6 ou 7 au plus) supposées compétentes et/ou représentative s'entretiennent sur un sujet donné devant un grand groupe dont les membres peuvent s'exprimer par messages écrits.

1.2.1.2. Utilisation pédagogique
-    Étudier un sujet au moyen d'une confrontation entre experu praticiens, représentants divers.
-    Organiser un réseau de communication entre le groupe d'experts et son auditoire, en favorisant ainsi l'implication de chacun et le débat sur tous les aspects du problème.

1.2.1.3. Déroulement
La première phase de la séance peut être constituée par la quête de questions écrites et anonymes et la deuxième par une discussion généralisée, sous la conduite de l'animateur.
Les messages écrits sont d'abord classés (grâce à une synthèse rapide du contenu) avant d'être transmis aux membres du panel aux moments opportuns pour ne pas gêner la discussion, par l'animateur.

A la fin de chaque point ou de toute la discussion, l'animateur fait une synthèse.

1.2.2. Le Philps 6x6
1.2.2.1. Description
Cette technique (qui porte le nom de son inventeur) consiste à fractionner un grand groupe en petits groupes (6 personnes) pour permettre des échanges pendant un temps assez bref (6 mn).

1.2.2.2. Utilsation pédagogique
1.    Animer un grand groupe en favorisant les échanges entre participants.
2.    Aborder les différents aspects d'une question en un temps limité, à partir d'échanges spontanés en sous-groupes.
3.    Recueillir les idées, Opinions, préoccupations, préjugés ... spontanés d'un groupe en un temps limité.

1.2.2.3. Déroulement
L'animateur expose le problème, le thème à étudier ou le cas à analyser, organise le fractionnement en petits groupes, veille à la nomination d'un rapporteur par sous¬groupe et au respect du temps prévu.
 
Chaque phase en sous-groupe est suivie d'une séance plénière durant laquelle rapporteurs exposent les réflexions de leur groupe.

L'animateur assure le secrétariat et prend l'initiative de la phase suivante en sous groupes.

L'exercice peut durer le temps nécessaire à l'exploration du thème, mais le temps d'échanges en sous-groupes doit rester court pour éviter l'éclatement du grand groupe.

1.2.3. Le travail en sous-groupes de discussion

1.2.3.1. Description

Le grand groupe est réparti en petits groupes d'une dizaine de membres qui ont élaborer ensemble un rapport sur le problème, objet du débat pendant Ih à Ih30mn.

1.2.3.2. Utilisation pédagogique

Pour favoriser l'expression, la confrontation est indispensable pour l'entraînemer à l'écoute.

1.2.3.3. Déroulement

Le petit groupe s'organise à son gré (il est cependant bon de prévoir un régulateï qui, dans chaque petit groupe, stimule et organise la production des participants).

Les groupes se répartissent dans l'espace disponible en s'efforçant de ne pas gêner les uns les autres.

L'animateur, après cette phase, organise la plénière. Chaque petit groupe fait sa rapport. A la fin, l'animateur fait le dernier exposé de synthèse.

(C'est cette dernière technique que nous utilisons souvent).


2. L'ANIMATION DES GROUPES DE CRÉATIVITÉ

Un groupe dynamique a toujours besoin d'idées. Leur production est l'objectif nwnéro un des groupes de créativité, qui planchent également sur la résolution des problèmes et des conflits.
En notre sein existent des groupes de travail, des commissions qui pourraient opportunément utiliser des méthodes comme le "brainstorming".

2.1. DESCRIPTION DU BRAINSTORMING
La "tempête du cerveau" ou "l'assaut des idées" est une méthode collective de recherche d'idées.
Les participants énoncent le plus rapidement possible, sans critique, les idées que leur suggère le thème évoqué.

2.2. UTILISATION PÉDAGOGIQUE
1.    Envisager un sujet sous un maximum d'aspects; produire le plus grand nombre possible d'idées.
2.    Recueillir les idées, opinions, préoccupations, préjugés spontanés d'un groupe sur un sujet donné en un temps limité.

2.3. DÉROULEMENT DU BRAINSTORMING
L'animateur doit délivrer une consigne claire, invitant les participants à ne pas sélectionner leurs idées, ni à les critiquer ou les juger, et préciser la durée de l'exercice.
L'exercice peut se dérouler en plusieurs temps, correspondant à plusieurs aspects du sujet indiqué par l'animateur.
Prévoir un secrétariat: l'animateur lui-même, un ou plusieurs participants notent les idées énoncées sur un tableau, de manière lisible pour tous.

N.B. : Il existe beaucoup d'autres méthodes d'animation. Celles qui ont été présentées ici ne sont qu'indicatives.
Dans les réunions, il y a souvent des détracteurs et des enthousiastes. Cependant les réunions sont indispensables. Le véritable problème c'est de savoir "comment pouvons-nous adapter et améliorer les groupes avec lesquels nous avons de plus en plus a faire 7"
A cela la réponse est : il faut se perfectionner dans la conduite des réunions dont nous sommes ou serons responsables, et nous devons aussi nous perfectionner dans la participation aux réunions dont nous sommes ou serons membres. 


LE RESPONSABLE

Le responsable est la personne qui a l'obligation de répondre d'une chose ou d'une action. Au C.B.E., groupe régi par des règles aux quelles aucun membre ne peut. soustraire, tout le monde est responsable. Mais à côté de cette responsabilité individuelle il y a la responsabilité fonctionnelle. Dans ce sens, le responsable est la personne établit' dans une fonction où elle est appelée à :

-    animer des hommes;
-    gérer des biens;
-    diriger les composantes du groupe ;
-    faire triompher une cause ou des idéaux du groupe ;
-    contrôler les tâches dévolues au groupe ;
-    rendre compte aux membres du groupe.

Au C.B.E., le responsable doit être convaincu au sujet du Christ. Cette conviction ne peut pas être sans effet visible dans sa vie. C'est pourquoi, il doit prêcher par l'exemple (Matthieu 5 : 16 ; Tite 2 : 7). Comme un "aveugle ne peut conduire un autre aveugle (Matthieu 15 : 14), le responsable, imitateur de Jésus-Christ (lCorinthiens Il : 1) être éclairé spirituellement afin que ceux qui le suivent ne marchent pas dans les ténèbre (Jean 8 : 12).

Le responsable est un instrument au service du Seigneur. Aussi doit-il développé en lui certaines qualités qui lui permettront d'exercer ses fonctions avec succès.


LES QUALITÉS DU RESPONSABLE
Les qualités du responsable sont de trois ordres: moral, spirituel et professionnel.

1. LES QUALITÉS MORALES
•    L'humilité: qualité d'un responsable prêt à se rabaisser devant les autres ; même devant ses subordonnés (Matthieu 20 : 25-27 ; Philippiens 2 : 3).
•    L'intégrité: qualité d'un responsable qui n'accepte pas de compromis avec tout ce qui souille l'homme (Romains 12 : 1 ; Psaume 1).
•    L'honnêteté : qualité d'un responsable honnête, c'est-à-dire bienveillance, obligeance, probité. L'exemple de Saphira et Ananias doit aider le responsable dans l'exercice de ses fonctions (Actes 5: 1-11).
• La loyauté: qualité d'un responsable impartial, droit (philippiens 2: 3-4).

2. LES QUALITÉS SPIRITUELLES
Il est demandé au responsable d'être :
-    un chrétien né de nouveau;
-    attaché à la parole de Dieu;

-    une personne de prière;
-    une personne sanctifié ;
-    discipliné;
-    obéissant;
-    un témoin du Christ.

3. LES QUALITÉS PROFESSIONNELLES
Elles se rattachent à la compétence du responsable qui doit:
-    être un bon berger;
-    être un travailleur dévoué et zélé;
-    être bien informé du travail à faire;
-    avoir une connaissance du travail à faire;
-    avoir le goût du travail en équipe (collégialité) ;
-    apprendre a se connaître;
-    savoir reconnaître les compétences de ses collègues et garder k secrets de la délibération.

Il doit aussi :
-    rechercher l'équilibre, la paix et l'intégrité du groupe ;
-    savoir déléguer ses pouvoirs et veiller aux objectifs du groupe ;
-    faire preuve d'esprit d'initiative et de créativité;
-    apprendre à être patient; éviter de prendre des décisions hâtives;
-    avoir du tact;
-    persuader et non imposer;
-    faire preuve de douceur ;
-    être persévérant;
-    être courageux ;
-    être serviable;
-    savoir discerner, c'est-à-dire distinguer par l'Esprit, le bien du mal.


 

LA VIE PERSONNELLE DU RESPONSABLE

1. LE RESPONSABLE ET LE TEMPS

Il y a un temps pour toute chose sous le soleil" (Ecclésiaste 3 : 1-8)

Le responsable ménage son temps en procédant à un établissement des priorités, il commence par le travaille plus important.

Ses activités quotidiennes sont programmées dans un agenda qui fixe la date l'heure et le lieu où se fera chaque chose. Les collaborateurs ou personnes à rencontrer peuvent aussi y être mentionnés.

La répartition des tâches entre collaborateurs, ainsi que le classement dei documents importants dans les chronos feront gagner du temps au responsable qui n'aUll plus qu'à superviser le travail.

Il est bon pour un responsable de ne pas renvoyer à demain ce qu'il peut fain aujourd'hui, car demain ne lui appartient pas. Le responsable sait créer le temps chaqtï jour, pour apprendre quelque chose de plus qui contribue ci sa formation de conducteU! d'hommes. Il évitera des discussions byzantines, oiseuses (2Timothée 2: 23).

Le responsable doit prévoir un temps pour la prière quotidienne.

Il respectera le temps des loisirs qui est aussi important que celui du repos poU! se refaire.

De plus, il est souhaitable de quitter à temps certaines responsabilités avant que celles-ci ne vous quittent.
 
2. LE RESPONSABLE ET LA FAMILLE
Dans tous les domaines de la vie, le responsable cherche avant tout la seigneurie de Jésus-Christ. Ainsi, il ne fait pas naître un conflit entre le temps consacré au travail dit "du Seigneur" et le temps consacré à la vie en famille.
Tout travail est accompli comme envers le Seigneur et, en tant que tel, il est le travail du Seigneur.
Le responsable reste donc le modèle aussi bien dans son groupe d'appartenance que dans sa famille "car si quelqu'un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l'Église de Dieu"? (1 Timothée 3 : 5).

Il est bon que le responsable ait des moments de prière en famille. De même il traitera convenablement son conjoint (Ephésiens 5 : 25), ses enfants (Ephésiens 6 : 4) et ses serviteurs (Ephésiens 6 : 9).
En définitive, le responsable est celui qui a reçu un appel particulier de Dieu pour oeuvrer avec Lui dans la vérité. Les dons d'un responsable peuvent être latents ou manifestes, peu importe, l'essentiel est de savoir que Dieu n'appelle jamais à un ministère sans qualifier pour ce ministère celui qui y est appelé. "Puisque nous avons des dons différents selon la grâce qui nous est accordée." (Romains 12 : 6), il faut que chacun s'applique dans les dons reçus de Dieu. L'exercice d'une responsabilité nous entraîne dans un chemin qui n'est pas nôtre (Jérémie 10 : 23). Pour tout responsable qui veut
    accomplir la     .
volonté de Dieu dans sa vie quotidienne, Jésus-Christ est le modèle parfait. Voilà pourquoi le responsable doit être un imitateur de Jésus-Christ et un ouvrier avec Dieu.


QUELQUES RÉFÉRENCES BIBLIQUES

(2Timothée 2; 2 Corint. 6 : 1-10).

1. "LA BOUSSOLE" DU RESPONSABLE

Ce paragraphe contient quelques versets bibliques qui permettent au responsabll de s'orienter. En effet, la Bible, est:
-    le guide du voyageur ;
-    le bâton du pèlerin;
-    l'épée du soldat;
-    la boussole du marin;
-    la charte du chrétien.
 

    Dans le chagrin : Jean 14
    Dans le danger : Psaume 91
    Quand Dieu semble éloigné : Psaume 139
    Dans le découragement : Esaïe 40 ; Ps 34
    Quand la foi manque : Hébreux 11     
    Quand vous êtes triste :  Psaume 34  
    Quand vous avez besoin de la communion fraternelle : Psaume 23    
    Quand vous avez besoin d'être pardonné : Psaume 51
    Quand la vie semble vide : Jean 15
    Quand vous-vous sentez frustré : Psaume 103
    Quand les amis vous font défaut : Psaume 27  
    Dans l'insomnie : Psaume 4:5-9 
    Quand vous êtes jaloux : Jacques 3 : 13-18
    Quand vous êtes en colère : Matthieu 5: 9-26 


2. RÉPONSES A QUELQUES OBJECTIONS 

"Pas maintenant, mais plus tard" (2Corinthiens 6: 2 ; Hébreux 3 : 15 ; Proverbes 27: 1 ; Luc 12 :19-20).

"Je suis un trop grand pécheur" (Luc 19: 10, 1 Timothée 1 : 15 ; Hébreux 7: 25, Jean 6.37).
"Je fais ce que je peux" (Romains 3 : 19 ; 20 : 24 ; Galates 2 : 16).

"J'ai peur de ne j5buvoir tenir" (Jude 24 ; 2 Timothée 1 : 12 ; Hébreux 7 : 25 ; Jean 10: 27-29).

"Il Y a des hypocrites dans l'Église"(Matthieu 23 10; Romains 14 : 12 ; Romains 2 : 1-3 ; Colossiens 3 : 25 ; Jean 21 : 22),

"Je ne peux pas pardonner aux autres"(Marc Il : 25-26 ; Matthieu 6 : 15 ; Jean 5 : 28-29 ; 1 Corinthiens 6 : 9-10 ; 2 Thès.l : 7-8) ;

3. POUR VOUS AIDER

Obstacle à la vie de prière (Matthieu 6: 7-8 ; Jacques 5 : 16-18; Jacques 14 : 13 ; Romains 8: 26-27 ; Jean 15 : 7);

Faiblesse de la vie (Jean 8 : 31 ; Ephésiens 4 : 29-32 ; Epître de Jacques ; Romains 1 : 29) ;

Responsabilité financière ( 1 Corinthiens 16 : 2 ; 2Corinthiens 8 : 7 ; Malachie 3.8-10 ; Matthieu 6: 33 ; Matthieu 23: 23) ;

Croissance spirituelle (IThes.3 : 12 ; 2Pierre 1 : 5-6 ; Hébreux 6 : 1 ; 2Pierre 3 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Psaume 23