QUELQUES TECHNIQUES D'ANIMATION DE RÉUNION
Du fait que les groupes ne sont jamais identiques, il n'y a pas de recettes d'animation susceptibles de produire les mêmes effets toujours et partout. Les techniques exposées ci-dessous sont celles régulièrement utilisées ailleurs qu'au C.B.E. Toutefois, il faut noter que chaque technique est susceptible de bien des variantes, selon l'expérience de l'animateur, son projet pédagogique et le contexte dans lequel il se trouve. A chaque animateur donc de construire ses outils et de les améliorer au fil de son expérience.

1. ANIMER UN GROUPE NUMÉRIQUEMENT IMPORTANT

1.1. FAIRE PARTICIPER L'AUDITOIRE
Il arrive très souvent qu'après une conférence, un exposé, un discours d'information, un conducteur de réunion ait l'intention d'instituer un débat, de répondre à des questions ou de provoquer la participation des auditeurs à une discussion (tout comme il arrive aussi que toute la réunion soit prévue comme une discussion). Pour faire participer l'auditoire, l'animateur peut procéder par les techniqui suivantes:

* Le feed-back ou information en retour. Cette méthode consiste, entre autres, évaluer (par le conférencier) l'intérêt pris par le public, le degré d'intelligibilité du contenu, le degré d'assimilation des idées, etc., surtout si les buts l'exposé sont pédagogiques (c'est-à-dire enseignent quelque chose). Le feed-back permet normalement d'ajuster ou de rectifier, d'élargir, d'approfondir l'information, et aussi d'éviter l'installation (ou la prolongation) de passive de réception pour inaugurer une phase active de participation, plus formative que la précédente.

* La quête de questions : Ce procédé, différent de la méthode interrogatil consiste à demander au public si quelqu'un désire poser des questions utile après un exposé qui appartient au genre "leçon". Il convient parfaitement à public restreint composé de personnes compétentes. On peut cependa: l'appliquer avec succès à un groupe moyen (de 50 à 500 personnes environ dans certaines conditions (l'utilisation des procédés de remplacement Cf. dessous pour éviter l'inefficacité de la méthode) :
   
-    premier procédé de remplacement : Avoir un animateur-rela (différent du conférencier). Son rôle sera de recueillir les questions public. Après chaque question, il en fait une reformulation pour êtr sûr qu'il ne trahit pas la pensée du questionneur, l'écrit puis demande une autre question, etc. Il ne répond à aucune et il n'en refuse aucune, Il accueille avec la même neutralité toutes les questions aussi saugrenues qu'elles soient.
Puis, les questions étant épuisées du côté du public, il les classe par thèmes par catégories, formule les points successifs ainsi définis grâce à une rapide analyse du contenu et véritable relais, pose à son tour au conférencier les questions (en nomoc réduit grâce à ce procédé) qui sont celles du public.

-    deuxième procédé: Même forme générale que le premier, mais les questions sont écrites par les personnes qui dans le public, désirent 1 poser. Ce procédé est un peu plus long parce qu'il nécessite une petite organisation supplémentaire (distribution puis ramassage de petit papiers dans le public, lecture à haute voix des questions par le ramasseurs au fur et à mesure, mais sans qu'on puisse repérer qui, dans la salle, vient de poser la question. On attendra pour cela d'avoir 5 ou 6 papiers, qu'on mêlera avant de les lire). Ensuite l'animateur-relais collectionne les questions qu'il pose, en procédant comme précédemment, au conférencier.
Inconvénient du procédé : Cela prend du temps et demande une organisation supplémentaire.

Avantage : L'anonymat favorise la libre expression et il se crée une animation plus générale dans la salle. L'audition des premières questions suscite d'autres questions. Le groupe entier participe davantage.

* la méthode interrogative : Elle consiste essentiellement à situer la phase des questions avant l'exposé ou la conférence.
Elle a pour but "d'échauffer" les auditeurs sur un thème de recherche, de donner au groupe le besoin et le désir des connaissances et des informations qui lui seront proposées, c'est-à-dire de le "motiver", afin que l'exposé ou la conférence apporte les éclaircissements attendus.

Trois conditions préalables doivent être réunies pour que la méthode réussisse; il faut que:
-    le groupe soit plus nombreux (30 à 80 personnes environ);
-    les auditeurs aient déjà des "bases" ou des connaissances suffisantes sur le thème de l'exposé;
-    le conférencier soit un spécialiste dont le public (déjà informé d'une manière générale) attend des précisions, des nouveautés, des réponses.

La méthode interrogative, spécifiquement pédagogique, se développe en quatre phases dont la dernière est la conférence ou l'exposé proprement dit.

Phase 1 : Le conférencier-pédagogue définit clairement les rôles ainsi que le mode de participation des auditeurs-élèves en exposant la méthode dont il va se servir et explique le principe des questions préalables.
Phase 2 : Le conférencier-pédagogue expose la problématique du sujet qu'il propose de traiter. Pour ce faire, il expose ou rappelle les informations de base et e formule les grandes questions.
Phase 3 : Travail du groupe, soit en interview de groupe effectuée par conférencier, soit en petits groupes de 6 ou 7, avec rapport par groupe afin de découvrir

-    les informations qui manquent pour que les problèmes puissent êt résolus;
-    les possibles réponses à la problématique;
-    quelles hypothèses peuvent être faites sur les réponses aux question posées.

Cette phase dure 30 à 90 minutes.

Phase 4 : Le conférencier fait son exposé de synthèse, donne ses informations et ses réponses à la problématique du sujet annoncé.
Cette méthode a un impact beaucoup plus marquant sur les auditeurs que méthode traditionnelle.